
L’année de mes 14 ans… un véritable calvaire, autant à vivre qu’à raconter, que je n’oublierai jamais. Ce genre de période que l’on est heureuse de vivre au moment où on la vit et que l’on préférerait n’avoir jamais vécu quand on y repense. Et pourtant...Cette année en elle-même a été l’une des plus belles années de ma vie. C’est la rencontre qui a tout gâché. La rencontre de celui que l’on sent dangereux au moment où notre regard croise le sien, sans bien savoir pourquoi.
Je l’ai rencontré au collège, seul lieu de vie sociale d’une adolescente sans aucune relation extra scolaire. Il a chamboulé ma vie, m’a fait me sentir importante et unique. La première fois que je lui ai parlé, je l’ai trouvé insupportable. Buté, prétentieux, imbu de sa personne et arrogant. Mais je sais aujourd’hui que je ne me forçais à penser tout cela que pour l’aimer le moins possible. Après avoir fait l’effort de parler avec lui pendant plus de cinq minutes sans l’agresser, je n’ai plus pu m’arrêter. Nous sommes alors devenus les meilleurs amis que la terre ait jamais porté. Il m’aimait par-dessus tout, je l’aimais plus que n’importe quoi. Il s’accrochait à la vie pour moi, je lui aurais donné la mienne s’il me l’avait demandé. Je savais que nous étions plus que des meilleurs amis. Je sais aujourd’hui que nous étions en fait les meilleurs ennemis…A peine le temps de faire connaissance, et tout s’est enchaîné très vite. L’amour, la haine, je t’aime, moi non plus, la musique, le sexe, la drogue, les cris, les larmes, les rires, encore le sexe, la musique, la drogue… la mort.Il était destiné à disparaître jeune. Mais étais-je destinée à le rencontrer pour le perdre si vite ?Je me dois aujourd’hui d’être la plus heureuse possible, pour que de là où il est il me voit. Pour qu’il regrette d’être parti sans moi. Mais c’est très difficile…On s’était rencontré le lendemain de mes 14 ans. Il est parti la veille de mes 15 ans. C’est vous dire si l’année de mes 14 ans a été fabuleuse…Mais dès que j’ai quitté cet âge, l’enfer a commencé…
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