samedi 25 août 2007

acrostiche 2


Tourmentée par tes larmes...
Raison du coeur, de l'âme,
Au-delà de l'esprit,
Hors du temps, de la vie.
Instants de magie pure
Sans voir que les blessures
Ont été infligées,
Ne peuvent être effacées...

dimanche 19 août 2007

acrostiche...


Meurtrissures de mon âme
Embrasée par la flamme
Naissante d'un amour
Sans joie et sans retour
Où les larmes et les cris
Ne peuvent soulager...
Grièvement blessée
En voyant que mes songes
Sont seulement des mensonges...

samedi 18 août 2007

C.O.L. (Crying Out Loud)


on peut trouver de tout dans les recoins tordus
de la raison humaine. paradis perdu,
paroles qu'on assène à qui veut les entendre
sans bien savoir pourquoi. et quelques gestes tendres
qu'on donne quelques fois. mais le coeur n'y est plus,
n'y a jamais été, à sa place, mais plutôt
enchaîné, lacéré, comme quelqu'un que l'on tue
à coup de désespoir et de lames de couteau.
je t'ai donné mon coeur meme s'il n'est pas à prendre,
mon amour et mes larmes, tu me les a volés.
j'ai tenté, à ton coeur, en vain, de me suspendre,
mais ses chaînes glacées n'ont pas pu supporter
le poids de ma douleur et ma désespérance.
je continuerai donc à souffrir en silence...

mardi 14 août 2007

l'amante religieuse


Je n’ai jamais aimé les églises. Je n’ai d’abord jamais cru en dieu, et l’atmosphère qui règne dans ces bâtisses religieuses m’a toujours fait froid dans le dos. Mais pas ce jour-là. J’avais les poils qui se dressaient sur les bras, certes, mais ce n’était pas pour la même raison. Ce jour-là, c’était l’Amour. L’Amour personnifié. Il était là. Ou plutôt elle. Pleine de grâce, de beauté, de charme, et à la fois mystique et mystérieuse. Agenouillée devant la statue de notre Christ, elle récitait une prière, en latin. Tout en elle était beau et dégageait une lumière envoûtante. A partir de ce moment là, j’ai cru en Dieu. Parce qu’une telle créature ne pouvait être naturelle. Et parce que la chance que j’avais de la rencontrer ne pouvait être due au hasard. Je l’ai croisée au coin d’une rue. Je l’ai suivie jusque dans cette église dont les décors ne faisaient qu’accentuer ses charmes. Elle était mariée à Dieu par serment. Elle était inaccessible, et cela ne la rendait que plus désirable encore. Je ne voulais, je ne pouvais la quitter du regard, comme si ma vie en dépendait, comme si mon cœur cessait de battre si elle n’était plus dans mon champ de vision. Je l’ai abordée. Et dans son infinie bonté elle m’a écoutée, elle m’a répondue. Et si le coup de foudre existe, ça doit ressembler à ça. Ses yeux se sont plongés dans les miens et le temps s’est arrêté. Ses regards ont trahi ses pensées. Elle me désirait, elle aussi. Mais sa dévotion était telle qu’elle n’aurait pour rien au monde manqué à son devoir. Elle a fait vœu de rester toujours vierge. Et même si le désir est là, en elle, elle n’en fera rien par amour pour le Christ. Nous avons parlé longuement, nous avons fait l’amour avec les mots, avec les yeux. Nous ne nous reverrons pas. Ce serait mal. Mais nous ne nous oublierons pas. C’est impossible. Elle est là, en moi. Elle ne partira pas. Tout en elle restera gravé dans ma mémoire. De sa manière de repousser mes avances jusqu’à ses gestes pleins de douceur, d’amour et de tristesse aussi.

Nous avons fait l’amour religieusement, sans même nous toucher. Mais c’était plus beau que n’importe quelle relation que j’ai pu connaître jusqu’à aujourd’hui.

Je ne cesse de penser à elle depuis que nous nous sommes quittés.
Une rencontre éclair, mais plus intense que tout ce que j’ai pu voir dans ma vie.
Elle m’a dévoré l’esprit, telle une mante religieuse.
A jamais à toi, mon amante religieuse…

lundi 13 août 2007

wanna feel what it feels like to feel


sortie en boîte. pas bonne idée... pourquoi? idées noires + alcool à portée de main = bourrage de gueule intensif. j'ai bu pour me déshiniber et le faire souffrir en faisant n'importe quoi, et le rendre jaloux. il n'a pas réagi. alors j'ai bu pour oublier. résultat : à la limite du coma itilique. et la crise. larmes, sanglots, crise de nerfs. pourquoi il était là? pourquoi il a pris soin de moi à ce moment là? je ne sais pas, mais je ne l'ai pas supporté en même temps que j'en avais besoin. il m'a pris dans ses bras en s'excusant mille et une fois. et plus il s'excusait, plus je pleurais. et plus je pleurais... il ne voulait pas me lacher, j'avais besoin d'être dans ses bras. mais l'alcool embrouillant la raison, je ne le savais pas. j'ai tout fait pour qu'il me lache, et plus je me débattais, plus il resserrait son étreinte. une scene d'amour de série B. mais le problème est là : s'il s'en doutait, maintenant il sait. ce que je ressens. et je ne voulais pas qu'il sache. mais ce moment de ma vie restera à jamais gravé dans ma mémoire. parce que j'avais besoin qu'il soit là à ce moment précis et qu'il était là. parce qu'il a réagi comme j'avais besoin qu'il le fasse. et parce qu'à partir de ce jour, le voir sera encore plus difficile à supporter qu'avant. me rappeler cette scene me fait mal, comme ça me donne de l'espoir. mais une phrase restera. je l'entends en boucle dans ma tête. et cette phrase de quatre petits mots rend ma vie plus insupportable au fur et à mesure que les jours passent. il n'aurait pas du dire ça. il n'avait pas le droit de dire ça.



je ne sais même pas quoi écrire, je n'arrive pas à décrire ce que je ressens, ce que j'ai ressenti... et puis de toutes manieres, ça vous regarde pas...

samedi 11 août 2007

cause it's you and me...


and all other people and I don't know why I can't keep my eyes off of you...


j'ai cette chanson dans la tete depuis notre discussion d'hier soir, parce que c'est toi et moi et qu'on est particulier tous les deux, dans la relation que l'on a et dans l'approche aussi, dans les mots que l'on dit et dans nos sentiments. parce que je sens que l'on souffre tous les deux, d'une décision que tu as pris seul.


tu me dis que tu regrettes tes choix, tu prends ma main dans la tienne alors que j'essaie de la repousser (geste qui m'a coûté tous les efforts du monde).


tu as autant de gestes et d'attentions qu'avant que tout cela n'arrive, tu n'as de cesse de t'excuser de tes erreurs passées, sans avoir conscience que la douleur est toujours là, bien présente, et que j'essaie de la refouler du mieux que je peux, sans toutefois y parvenir.


tu me frappes à coup d'insinuations et de souvenirs enjolivés par le temps qui passe, tu t'inquiètes pour moi et me demandes pourquoi ça ne va pas, sans savoir (ou en sachant très bien au contraire) que c'est ta faute et celle de personne d'autre, que tout ce que je fais et qui peut me nuire, je le fais pour toi, par toi et en toi.


et je n'arrive même pas à t'en vouloir car contrairement à toi je sais parfaitement où j'en suis et ce que je veux, comme je l'ai toujours su et toujours voulu, comme je te l'ai toujours dit et montré...


mais tu n'as rien trouvé de mieux à faire que de partir, en me donnant en plus l'impression que c'est de ma faute si tu t'en vas...


et bien adieu...

mardi 7 août 2007

...


Rouge passion. Noir de tristesse. Vert de l’espoir. Je jette les couleurs sur la toile, d’un coup de bras et de pinceau alors que les sentiments affluent. Une couleur pour chaque souvenir. Pour les cris, c’est le rouge, qui représente la rage, comme la passion. Pour les larmes, c’est le noir, bien souvent comme les idées qui créent ces larmes. Pour les sourires, c’est le vert. Celui qui fait espérer que les choses vont rester comme elles sont.
Mais arrive un moment où tout se mélange. Il n’y a plus de frontières, les couleurs se superposent et pourtant je ne parviens pas à m’arrêter, à arrêter mon bras, parce qu’il y a encore des sentiments à jeter sur la toile. Le mouvement devient frénétique, je dois continuer, pour évacuer. On ne distingue pourtant plus les couleurs sur la toile… Ça s’appelle la peur. La peur n’a pas de couleur, pour la simple et bonne raison qu’elle ne vient jamais seule. Elle est constante, mais pas indépendante. Que ce soit peur d’aimer, peur d’être triste, ou d’espérer, elle est toujours accompagnée, voire précédée de cet autre sentiment, justement celui qui nous effraie. Vous comprenez pour quoi elle ne peut avoir sa propre couleur…

Qu’est-ce qu’il m’arrive ? J’ai la tête qui tourne, elles me donnent mal au cœur, toutes ces couleurs… je n’ai jamais aimé ça, la couleur. Je suis plutôt du genre noir et blanc, mine de plomb, fusain… alors pourquoi cette quantité d’acrylique jetée en vrac sur ce carré de lin ? Je dois être malade… Il faut que j’en parle à quelqu’un…

Diagnostic : le choc… Tout le monde semble être d’accord, je suis bel et bien malade. De la pire maladie qui soit, et en même temps, la plus anodine. On est tous passé par là (ou presque…) mais certains ne se sont jamais relevés…

Ça commence tout bêtement. Rencontrer. Connaître. Apprendre. Puis il se passe quelque chose de bizarre. L’une de ces rencontres passe au dessus des autres. Et les symptômes apparaissent. Chérir. Aimer. Craindre. Adorer. Décevoir. Etre déçu. Haïr. Aimer plus. Crier. Hurler. Pleurer. Détester. Désirer. Aimer toujours plus…


Et en voir de toutes les couleurs…

samedi 4 août 2007

enfin


ça y est. je l'ai fait. je leur ai envoyé mon texte, et ils l'ont publié. j'ai pris mon courage à deux mains, et ça a marché. je ne l'ai pas fait pour rien. quel plaisir de voir mon nom parmi ceux de personnes que j'ai sublimé, idolatré même en lisant leur texte, et en me disant qu'un jour, moi aussi j'y arriverai. j'y suis. c'est le bonheur. enfin ce que j'entreprend ne foire pas dès la premiere minute. enfin, je commence à me faire à l'idée que peut être, moi aussi, j'ai du talent pour ça...


écrire...

nicotine


FUMER TUE

FUMER CREE UNE FORTE DEPENDANCE, NE COMMENCEZ PAS

FUMER REDUIT L'AFFLUX SANGUIN ET PPROVOQUE L'IMPUISSANCE



autant de messages de prévention qui n'ont aucun impact sur les fumeurs...d'autant plus que pour les lire de près, il faut deja acheter un paquet de clopes. mais aussi curieux que ça puisse paraitre, cette petite tige d'environ 8 cm de long pleine de danger et de produit toxique, elle m'a sauvé la vie, à moi...



hésitation :

nicotine ou cocaïne?

concentration...

"please, help, give me novacaïne"

envie, pulsion,

j'en rêvais deja gamine...

et la raison,

quand le coeur vous crie famine,

vous dit que non :

on a deja mauvaise mine!

donc attention

à la poudreuse cocaïne.

dans la passion,

on pense aux douleurs bénignes.

la déraison

vous dit qu'elle est anodine.

on croit tous qu'on

peut survivre à Cocaïne,

mais on est con

de penser qu'elle est divine...

moi j'ai dit non

au poison dans les narines.

concentration

sur ma petite nicotine...




vendredi 3 août 2007

no risk is no doubt 2


je n'avais pas menti, je viens encore une fois de m'en apercevoir... quand le doute se dissipe, le coeur pleure alors que la raison rit. ou l'inverse. difficile d'attribuer une récation à chacun d'eux, et de dire lequel des deux a raison. Raison? qu'est-ce que ce mot qui n'existe plus dans nos vocabulaire? ou du moins qui n'a plus ni sens ni signification...

no risk is no doubt


un doute. une passion à demi voilée qui en ressort. une envie que l'on ne peut formuler et dont on ne soupçonnait pas l'existence, jusqu'à ce jour. le jour qui nous entraîne dans une tornade de questions, un tourbillon de tristesse et de bonheur mêlés et qu'à moitié exprimés. le jour qui est suivi par un deuxième, puis un troisième commence, et on ne sort plus de ce cycle qui nous fait douter et nous donne en même temps une raison de nous lever le matin. "et si c'était vrai...?" Le SI. celui que l'on met à chaque début de phrase en sachant que les deux côtés de la facette nous conviendrait et en même temps nous entraînerait au fond du trou. "pile je gagne, face tu perds" nous dit le destin en se marrant de voir comme il sème le trouble dans nos petites têtes écervelées d'êtres humains moyens. et quand la pièce retombe, le coeur est triste et la raison jubile, ou l'inverse, parce que l'on est fait pour être insatisfait, ou parce que la satisfaction fait parfois plus mal encore que la déception. alors on doute. sur ce que l'on veut. sur ce que l'on doit faire. sur ce qui est le mieux pour nous. et quand il y a implication...quand une autre personne rentre en ligne de compte, et que ce n'est pas à négliger, parce que ça peut tout changer...


tiens, un bruit me sort de ma rêverie. des pleurs de bébé. et ça me ramene à mon premier sujet.


Le doute...

mercredi 1 août 2007

...


Il est où? Il est où ce p***** de carnet? Mon petit carnet à spirale... je l'emporte toujours avec moi d'habitude. Et là je ne le trouve plus. Il faut dire que je l'avais mis de côté, délaissé. Je n'en avais plus besoin. Je mets tous dans ce petit carnet. Mes doutes. Mes peines. Mes errances. Mes douleurs. Tout ce que je traverse. Je n'en avais donc plus besoin, puisque j'étais heureuse. J’avais enfin trouvé ce qu'il me manquait. Mais là j'en ai besoin. Parce que je suis triste à nouveau. Je veux, je dois écrire dedans. Pour me soulager un peu de mes souffrances. Il est où??? J’en ai besoin, rendez-le moi!! C’est mon seul ami. Le seul qui écoute mes problèmes sans broncher. Sans me regarder avec un regard chargé d'ennui, l'air de dire "mais tu sais, on a tous des problèmes..." et alors ? Les autres ont des personnes à qui parler de leurs soucis pour se sentir mieux. Moi c'est mon carnet qui m'aide à me délester de ce poids qui me pèse sur la poitrine. Et là je me sens lourde. Lourde de cette peine qui me pèse. Je suis seule, encore. J’avais trouvé quelqu'un qui compatissait à ma souffrance, qui m'aidait à me sentir mieux. Son sourire mettait du soleil dans mon coeur. Son regard me donnait envie de rire. Sa voix me donner envie de parler avec lui pendant des heures, de tout et de rien, juste pour l'entendre. Lui aussi avait un carnet bien à lui. Mais il n'y mettait pas les mêmes choses. Il y jetait des idées en vrac, pour les retravailler quand il en aurait le temps...

C'est peut être ça le problème. Et si mon carnet était parti parce qu'il se sentait trop lourd des douleurs qu'il portait, des douleurs dont JE me suis vidée, pour ME sentir mieux, sans penser à LUI. Il devait souffrir, dans le coeur de ses pages blanches, que je noircissais à coup de douleurs incomprises et de doutes injustifiés. Mais je crois que c'est le coeur de ma vie. Tiens, une idée : si je le retrouve, je lui offrirai un carnet, à mon carnet. Pour qu'il se soulage, de temps en temps, lui aussi. Mais je veux qu'il revienne. Je promets que je lui parlerai du soleil, des oiseaux qui chantent, des fleurs qui poussent, des bébés qui rigolent... de toutes ces choses qui mettent du baume au coeur quand il fait noir dans votre tête. Je lui parlerai de mon bonheur qui s'est sauvé, lui aussi... C’est fou comme un rien peut nous faire perdre nos repères. Je ne m’en servais pas, mais je savais, je pensais qu’il était là, pas très loin. Alors ça allait. Mais là je ne sais plus. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Il est seul, tout petit, il a besoin de moi, mon petit carnet, comme j’ai besoin de lui ! Il ne sait pas ce qui est dangereux, il est étranger au monde extérieur, et innocent, et naïf ! Il était plein de mots francs et de sentiments sincères. Il était mon rayon de pureté dans ce monde si corrompu, si noir, si mauvais… j’espère qu’il n’a rien. Il est peut-être parti se planquer au fond d’un carton, avec mon bonheur… Mon dieu, c'est pas croyable comme tout disparaît...