lundi 28 juillet 2008

parce que les gens veulent voir ma gueule...


et parce que je sais à quel point il est agréable de pouvoir mettre un visage sur une syntaxe... n'est-ce pas?

mercredi 27 février 2008

encore et toujours...

Without you I can't live
I'm just a "seem-to-be".
Without you I can't breathe
I'm losing sanity.
Can't believe what happened.
Hope that I will wake up.
My heart's feeling threatened,
I'm about to give up.
You're everywhere I look.
Please tell me why you took
My heart so easily,
My life away from me.
Now, I'm not anymore,
I'm not even a core.
Feel so lost without you...
Why did you lie to me?
Thought your feelings were true.
Needed you beside me.
You had achieved my dream.
You broke it, anyway.
You didn't hear me scream.
You're going your own way.
Now I can understand
Why I just couldn't stand
Your hands on my body
And your gaze deep on me.
You shouldn't be allowed
To make me cry out loud.
The words are too much weak
To express what I feel.
I am feeling so sick,
I can't believe that's real.
I dream you will be back,
Hope that won't be too long.
Stop my soul being dark.
I need you all along...

acrostiche 3


Traitrise inattendue
Rêve bafoué, perdu
Au loin, le jour se lève.
Hélas, ici la nuit
Inonde mon esprit
Sans me laisser de trève.
On a tort d'oublier
Nos baisers sur le nez...

Cherchez pas on est que trois à pouvoir comprendre...

Lost

Ne sachant pas quoi faire,
Je préfère me taire.
Plutôt s'abstenir
Que de le faire souffrir.
Et tant pis si c'est moi qui souffre,
Je resterai au fond du gouffre.
Me trouvera-t-on égoïste,
Mais je suis déjà assez triste.
Car même si je vis pour lui,
Grace à lui mon coeur est détruit.
Effacera-t-il les larmes
Qu'il a lui-même fait couler?
Utilisera-t-il l'arme
Qu'il a de ses deux mains forgée?
Cette arme se trouve dans son regard,
Et quand il pose les yeux sur moi,
Il est malheureusement trop tard.
Soit je brûle, soit je me noie.
Dans la profondeur de ses yeux
Où je nous voyais tous les deux,
Il y a un temps trop incertain
Pour la douleur et le chagrin.
Ce temps n'est jamais révolu.
Il est l'essence de l'absolu,
La quintessence de l'amour même.
Ne demandez pas si je l'aime,
J'ai déjà perdu la raison.
Je ne peux donc pas vous répondre.
Je me pose moi même la question,
La réponse est cachée dans l'ombre...

All by yourself

Bored of feeling so sick,
Tired of being so weak.
My eyes close on their own.
I want to be alone.
But I need you, my Love,
And you're not there enough...
Will I be happy soon?
Will I say goodnight moon
When my spirit is dark?
I want to run away.
I want to feel okay.
It's not possible hear,
Even when you are near...

Je t'ai menti...

Quatre mots qui font mal
Dans le chant des étoiles.
Quatre coup de poignard.
Pourquoi diable vouloir
Réveiller l'eau qui dort?
Quatre blessures au corps.
Je ne peux plus tenir,
Je ne veux plus souffrir.
Quatre pétales fanés.
Trop de coeurs ont brûlés.
Quatre pages déchirées.
Trop de corps décharnés.
Quatre lames de rasoir
Perdues dans l'infini.
Quatre gouttes de pluie.
Un chant de désespoir.
Quatre larmes salées,
Quatre rêves brisés.
Deux âmes qui s'aimaient
Pour une seule vie gachée...

mardi 26 février 2008

when angels deserve to die...


ce titre m'a toujours beaucoup intriguée... à quel moment les anges méritent-ils de mourir? et est-ce que moi j'ai mérité ce qu'il m'arrive? (à cet instant précis, certains me trouveront égoïste, d'autres penseront que la comparaison avec les anges est assez prétentieuse... vous savez quoi? je m'en fous!) est-ce que vous savez ce que ça fait de tout miser sue quelque chose (quelqu'un?) et d'etre bafouée? bien sur que vous savez! (et là vous me trouvez tout à coup plus humaine...)

quand on fait tous les efforts possibles, des efforts parfois considérables qui se retrouvent foulés au pied comme une vulgaire motte de terre, on en souffre. et je souffre. il m'a tout dit, tout fait, il est toute ma vie, tout ce que j'aime, et la trahison n'en est que plus inattendue, et plus douloureuse. et l'éternelle question revient : pourquoi? qu'est-ce que j'ai fait (ou pas?) pour mériter tout ça? qu'est-ce que j'ai dit, qu'est-ce que j'ai raté? y a t-il quelque chose que je n'ai pas vu, pas senti venir? je ne sais pas, je ne sais plus, je n'ai même plus envie de savoir. je prefere rester dans l'ignorance. car je crois que savoir me tuera plus vite que l'allure à laquelle je me mange le cerveau à y réfléchir...


Ne sachant pas quoi faire,
Je préfere me taire.
Plutot m'abstenir
Que de le faire souffrir.
Et tant pis si c'est moi qui souffre,
Je resterai au fond du gouffre...


(alors, je suis toujours aussi égoïste...?)

lundi 25 février 2008

portes ouvertes ou fermées


C’est décidé, je l’ouvre. Je LES ouvre. Toutes ces petites portes qui sont dans ma tête. Toutes ces questions auxquelles je n’ai malheureusement pas de réponse. Je cherche pourtant. Et je peste. Je peste contre moi-même parce que les réponses ne sont pas très loin. Il suffirait d’ouvrir les portes. D’ouvrir la bouche. Mais je n’ose pas. Pourquoi ? Encore une question qui n’a pas de réponse. Et c’est un cercle vicieux. Ça ne s’arrête jamais.Le problème, c’est ce qu’il y a derrière. Je ne sais pas ce que c’est. Et j’ai peur de ce que je pourrais trouver. De la tristesse, mêlée à de la rancune, et sans doute un peu d’amertume. Mais pas de sourire, pas de joie. Pas ce que je voudrais. C’est comme ça. Quelqu’un m’a dit un jour que ça s’appelait « la vie ». C’est triste, n’est-il pas ?Chut ! Un bruit… Ou plutôt un râle. Une plainte. Qui vient de derrière l’une de ces portes. Vous comprenez maintenant pourquoi je ne veux pas les ouvrir ? Je suis Docteur Jekyll, et Mister Hide a caché derrière ces satanées portes tous mes sentiments, mes pensées profondes, mes douleurs, mes peines. Tout ce qui a fait de moi celle que je suis aujourd’hui. Mais qu’a-t-il fait des mes joies, de mon bonheur, de la magie…? Il y en a eu aussi ! Je ne les trouve plus. Je ne sais pas où ils sont. Enfouis quelque part. Mais pas derrière l’une de ces portes. J’ai essayé de les ouvrir. Mais la poignée se baisse, je jette un œil, et alors je sens le froid, la peur, et je vois l’ombre, et j’entends la douleur. Que m’arrive-t-il ? Ce ne sont pas mes souvenirs ! Cela n’est pas ma tête ! Ce n’est pas possible ! Je lâche la poignée et je recule de quelques pas, pour m’apercevoir qu’il y a une autre porte, qui cache les mêmes horreurs, et une autre, et une troisième… Elles se succèdent à n’en plus finir, comme si l’on avait posé deux miroirs face à face. Et toutes renferment les mêmes monstres du passé, les mêmes interrogations effrayantes. Je dois savoir, mais je ne peux pas. Et je ne suis même pas sûre de le vouloir.« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée ». Et bien les miennes sont entrouvertes. Et elles vont le rester pendant quelques temps encore. Le temps de trouver le courage d’affronter ce qu’elles retiennent, quand j’aurai vu et entendu assez d’horreur pour ne plus avoir peur de moi-même. Ça risque de durer longtemps. Mais c’est peut-être pas plus mal comme ça…

l'année de mes 14 ans


L’année de mes 14 ans… un véritable calvaire, autant à vivre qu’à raconter, que je n’oublierai jamais. Ce genre de période que l’on est heureuse de vivre au moment où on la vit et que l’on préférerait n’avoir jamais vécu quand on y repense. Et pourtant...Cette année en elle-même a été l’une des plus belles années de ma vie. C’est la rencontre qui a tout gâché. La rencontre de celui que l’on sent dangereux au moment où notre regard croise le sien, sans bien savoir pourquoi.
Je l’ai rencontré au collège, seul lieu de vie sociale d’une adolescente sans aucune relation extra scolaire. Il a chamboulé ma vie, m’a fait me sentir importante et unique. La première fois que je lui ai parlé, je l’ai trouvé insupportable. Buté, prétentieux, imbu de sa personne et arrogant. Mais je sais aujourd’hui que je ne me forçais à penser tout cela que pour l’aimer le moins possible. Après avoir fait l’effort de parler avec lui pendant plus de cinq minutes sans l’agresser, je n’ai plus pu m’arrêter. Nous sommes alors devenus les meilleurs amis que la terre ait jamais porté. Il m’aimait par-dessus tout, je l’aimais plus que n’importe quoi. Il s’accrochait à la vie pour moi, je lui aurais donné la mienne s’il me l’avait demandé. Je savais que nous étions plus que des meilleurs amis. Je sais aujourd’hui que nous étions en fait les meilleurs ennemis…A peine le temps de faire connaissance, et tout s’est enchaîné très vite. L’amour, la haine, je t’aime, moi non plus, la musique, le sexe, la drogue, les cris, les larmes, les rires, encore le sexe, la musique, la drogue… la mort.Il était destiné à disparaître jeune. Mais étais-je destinée à le rencontrer pour le perdre si vite ?Je me dois aujourd’hui d’être la plus heureuse possible, pour que de là où il est il me voit. Pour qu’il regrette d’être parti sans moi. Mais c’est très difficile…On s’était rencontré le lendemain de mes 14 ans. Il est parti la veille de mes 15 ans. C’est vous dire si l’année de mes 14 ans a été fabuleuse…Mais dès que j’ai quitté cet âge, l’enfer a commencé…

vaine tendresse


Des mots doux. Des baisers. Des caresses. Des étreintes. Et tout ça pour quoi ? Rien !! Des années passées à l’attendre, à espérer un geste de sa part, une manifestation de son affection, pour qu’il me regarde, qu’il m’accorde son attention… j’ai l’impression d’avoir passé une vie à le soutenir, essayer de l’aider, tout faire pour qu’il se sente, bien. A mes dépends parfois. Et ça n’a servi à rien. Il s’est joué de moi, comme on rit d’un clown. Il s’est servi de ma patience et de mon dévouement. Il s’est amusé avec mon amour. Est-ce qu’il se rend compte que ça fait mal ?Et quand enfin il a posé les yeux sur moi, la fin a commencé. Ma fin. Ma chute, pour ainsi dire. Ses mains ont laissé des marques sur moi. Elles m’ont brûlée à chacune de leurs caresses. Et mon cœur brûlait en même temps. Mais encore une fois, ça lui importait peu. Il avait ce que il voulait. TOUTE mon affection. TOUTE mon attention. Tout ce que j’avais attendu de lui pendant si longtemps. Il ne m’aimait pas et j’en souffrais. Il m’aimait et je n’en souffrais que plus chaque jour.Je lui ai tout donné. Toute la tendresse dont j’étais capable et tout l’amour que l’on peut donner. Mais la tendresse fut vaine et l’amour fut bafoué…

bleu, blanc, rouge


Bleu, blanc, rouge. Les trois couleurs qui régissent sa vie. Le patriotisme. La belle blague. « Je veux m’engager pour servir mon pays ». Je crois qu’un recruteur de l’armée de terre n’avait pas entendu cette phrase depuis des décennies. On croyait d’ailleurs que cette notion avait disparu en même temps que les derniers dinosaures. Et bien non ! Un petit groupe d’irréductibles patriotes résistent encore et toujours à la propagation de la notion d’égoïsme. Et il en fait partie. Il est habité par le spectre de la patrie. Une petite apparition ectoplasmique qui survit en se nourrissant de l’amour que portent encore certaines personnes à leur pays. Et quand elle lui apparaît, c’est sous la forme de la mort. Car en réalité, il ne veut pas servir son pays. Il veut mourir en le défendant. « Pour la bonne cause ». Tu parles…
Et moi, dans tout ça ? Je m’en balance de la France !! Je veux me barrer de ce pays, je n’ai pas voté Sarkozy, et je ne veux pas devenir veuve à 25 ans ! Je l’ai attendu pendant des années, et il a fallu que j’obtienne ce que je voulais pour qu’il se prenne pour un héros de la seconde guerre mondiale. C’est égoïste, je sais. Mais moi je ne suis pas patriote. Je fais partie de l’autre tribu. Les envahisseurs. On est plus nombreux. C’est quand même malheureux si on y réfléchit bien. Mais je veux que le spectre qui l’habite quitte son corps, tant qu’il est entier. Ce n’est rien de plus qu’une ombre qui plane dans les airs, qui pèse sur sa poitrine. Quel lourd destin que celui-ci… mourir pour son pays, ou plutôt ce qu’il en reste. C’est ça le pire. A l’heure actuelle, mourir pour la France, c’est mourir pour rien. Et sa vie est trop précieuse pour être gâchée de la sorte. Le spectre du patriotisme. Parce que le patriotisme est mort. Et moi je veux qu’il lui survive…
Un exorcisme, vous pensez que ça peut marcher… ?