vendredi 7 septembre 2007

belle comme la nuit


mon beau pere m'a dit il y a peu de temps que c'était la colere qui m'avait faite si belle. et j'avoue que j'aime beaucoup l'idée... toute pleine de rage et de rancune... je déborde d'amertume, j'ai de la rage à revendre (ce qui ne m'empeche pas d'aimer, bien au contraire, je n'aime que plus les choses aimables..). je suis aussi brune que sombre, mes yeux sont aussi noirs que la nuit elle meme, et mon état d'esprit se reflete sur mon visage. beauté froide... ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, et je me sens forte, très forte, peut etre trop. j'ai l'impression que je pourrais bouffer n'importe qui. je sens que j'ai souffert et que ça m'a endurcie, ça m'a aidée aussi, beaucoup. à prendre la vie sous un autre angle, à trouver un point positif en toute chose, à relativiser pour moins souffrir. et ça marche en plus!! la rage me rend plus forte, la haine me rend plus belle, et le mélange de ces deux sentiments m'aide à vivre mieux.



The life is funnier than you think if you take a look at it from the right side...

...


- Je t’aime.
- …


Trois mots. Ceux qui vous font battre le cœur à toute allure. Ces trois petits mots que trop de gens disent sans les penser aujourd’hui, il les disait avec sincérité. Trois mots accompagnés de gestes tendres, de caresses et de baisers. Après l’amour, surtout. Son corps étendu près du mien, son souffle saccadé, ses mains tremblantes, tout en lui laissait deviner ces trois mots avant qu’il ne les dise, et il le savait. Mais il les disait quand même, parce que j’aimais les entendre. Je l’embrassais tendrement, toujours, après les avoir entendus. Et répondais d’une voix timide, peu sûre, que moi aussi.


Ça fait deux mois bientôt que je n’ai pas entendu ces mots. Il a laissé quelques affaires derrière lui, et elles n’ont pas bougé. Je ne veux pas les enlever. Ses vêtements sont toujours étalés sur le sol. Je dors toujours du même côté, comme s’il était près de moi. Et chaque fois que je m’allonge sur le lit, et que je pose ma tête, ma respiration devient haletante, mes mains se mettent à trembler, et j’entends ces trois petits mots qui veulent dire tant de choses.


Parce qu’ils sont restés là, comme ses affaires, comme son odeur, imprégnés dans les murs de ma chambre. Il les y a laissés, et ils résonnent.
Comme des mots qu’on n’oublie jamais...
Comme un murmure sur l’oreiller…