vendredi 7 septembre 2007

...


- Je t’aime.
- …


Trois mots. Ceux qui vous font battre le cœur à toute allure. Ces trois petits mots que trop de gens disent sans les penser aujourd’hui, il les disait avec sincérité. Trois mots accompagnés de gestes tendres, de caresses et de baisers. Après l’amour, surtout. Son corps étendu près du mien, son souffle saccadé, ses mains tremblantes, tout en lui laissait deviner ces trois mots avant qu’il ne les dise, et il le savait. Mais il les disait quand même, parce que j’aimais les entendre. Je l’embrassais tendrement, toujours, après les avoir entendus. Et répondais d’une voix timide, peu sûre, que moi aussi.


Ça fait deux mois bientôt que je n’ai pas entendu ces mots. Il a laissé quelques affaires derrière lui, et elles n’ont pas bougé. Je ne veux pas les enlever. Ses vêtements sont toujours étalés sur le sol. Je dors toujours du même côté, comme s’il était près de moi. Et chaque fois que je m’allonge sur le lit, et que je pose ma tête, ma respiration devient haletante, mes mains se mettent à trembler, et j’entends ces trois petits mots qui veulent dire tant de choses.


Parce qu’ils sont restés là, comme ses affaires, comme son odeur, imprégnés dans les murs de ma chambre. Il les y a laissés, et ils résonnent.
Comme des mots qu’on n’oublie jamais...
Comme un murmure sur l’oreiller…

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